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Si la vie quotidienne au sein de l'oikoV s'est nettement améliorée, la tutelle du père, du mari, du frère ou du fils est toujours présente. Si la femme a désormais accès à l'éducation et à la culture, c'est en minorité et dans les classes les plus aisées. Cependant, on ne peut nier une évolution des mentalités qui, à cette époque, s'accordent à reconnaître à la femme estime et respect, comme nous l'avons dit plus haut. Dans ce domaine, Ménandre fut le premier porte-parole des Grecs, puis Musonius Rufus et Plutarque revendiquèrent pour la femme le droit au bonheur. Force est alors de constater que le roman grec propage toutes ces idées nouvelles, et propose l'amour conjugal comme tremplin pour atteindre le vrai bonheur et réaliser son idéal de pureté. Il y mêle les cultes aux dieux, et fait du mariage et de l'amour conjugal une véritable religion. Nos romanciers sont donc en quelque sorte les artisans de la diffusion de cette nouvelle conception de l'amour et de la femme, et esquissent le long chemin vers la libération de la femme.
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