L'annexion politique progressive de la Grèce par Rome a respecté le cadre de la cité, et n'a pas entraîné d'acculturation des Grecs. Ce sont au contraire les Romains qui se sont hellénisés : la Grèce a conquis son farouche vainqueur, et lui a donné de multiples enseignements. Mais l'on oublie parfois que les Grecs, eux aussi, sans doute, ont reçu quelque chose des Romains, en dehors-même de l'immense bienfait de la paix générale. L'influence des mœurs romaines a seule permis, je crois, d'amener à son terme le processus d'évolution amorcé par les sophistes au Vème siècle av. J.-C., en ce qui concerne l'estime et le respect dus aux femmes considérées comme les égales de l'homme par droit naturel.

L'étude des personnages féminins du roman grec nous le prouve. Nos romanciers ont dessiné des rôles de femme, qui s'imposent au lecteur comme des représentantes véhémentes de la condition féminine aux époques hellénistique et de la Seconde Sophistique. Elles nous montrent au travers de leurs aventures combien la conception de la femme a changé depuis l'époque classique, mais combien également, il reste à faire.


Conclusion générale

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