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CONCLUSION Le changement en ce qui concerne la conception de la femme au début de notre ère est le résultat d'une longue germination des graines semées par Euripide et Socrate au Ve siècle av. J.C. Il a d'abord touché quelques esprits, puis il s'est étendu à l'art (la sculpture notamment), et enfin a trouvé son aboutissement dans les œuvres de Musonius Rufus et de Plutarque au Ier siècle ap. J.C. Ceux-ci ont une nouvelle conception de la vie de la femme et de la vie de l'homme avec la femme. Ils prônent son respect et militent pour son instruction. La femme n'est plus la " reproductrice " qu'elle était à l'époque classique, mais a droit, dans l'esprit d'une minorité, au bonheur et à l'amour. Et c'est justement cela qu'illustrent les romans grecs. Par la personnalité qu'ils donnent à leurs protagonistes féminins, et par l'importance qu'ils leur confèrent, les romanciers contribuent à disperser ces idées nouvelles dans le monde grec. L'un d'entre eux, Héliodore, va même jusqu'à présenter l'idéal moral et religieux de son époque à travers son héroïne. Enfin, je pense que ces romans offrent un exemple remarquable de la manière dont on peut faire porter à un personnage romanesque le message d'une société sans rien ôter à cet être de son authenticité. |
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Chapitre III : Roman et idées : de nouvelles perspectives pour la femme |
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