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I - LES FEMMES, UN SUJET D'INTÉRÊT DÈS LE Vème SIÈCLE AV. J.C. A. Une prise de conscience D'après Joseph Vogt, Socrate et Euripide sont à l'origine d'un véritable " féminisme " qui aurait valu à la femme athénienne une émancipation progressive dans le dernier tiers du Ve siècle, et d'une façon plus marquée, aux siècles suivants. Dans la famille et dans la société assurément, la condition de la femme va évoluer favorablement, de façon apparente et profonde, au cours des IVe et IIIe siècles, non pas certes dans le cadre de la polis proprement dite, mais en ce qui concerne le gouvernement et l'administration de l'Etat. Avec Euripide, c'est vraiment une nouvelle conception du rapport des sexes qui se fait jour. Médée est en somme dans la même situation que Clytemnestre et Déjanire, délaissée en faveur d'une jeune rivale ; mais elle proclame tout autrement son droit, et elle nie toute supériorité masculine (v. 230-251) ; elle conclut en disant qu'il faut plus de courage pour enfanter que pour faire la guerre (v. 250-251) : wV triV an par' aspida sthnai qeloim' an mallon h tekein apax " Etre en ligne trois fois, le bouclier au flanc, je le préférerais à enfanter une seule. " Dira-t-on que Médée parle ainsi parce qu'elle est une Barbare ? |
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Chapitre III : Roman et idées : de nouvelles perspectives pour la femme |
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