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B . L'accès à la culture Les femmes apprennent à lire et à écrire, nous venons de le prouver. Il faut donc maintenant qu'elles trouvent à exercer leur talent. Et si les romans grecs des Ier et IIIe siècles ap. J.C. avaient été conçus pour un public féminin ? Et en effet, Chariton conclut son récit par cette phrase : Tosade peri KallirrohV sunegraya . " Tel est le roman de Callirhoé. " Il a donc placé les aventures de Chéréas et Callirhoé sous le patronage de celle-ci : c'est une dédicace. D'autre part, au cours de ce roman, le peuple de Babylone réclame la présence de Callirhoé au tribunal. C'est comme si rien ne pouvait avoir lieu sans le regard bienveillant de celle-ci. De même, lorsque Chéréas vient pour raconter ses aventures devant l'Assemblée du peuple, celle-ci également exige la présence de Callirhoé : pasai kai panteV epebohsan . " Kallirrohn parakalei " " Toutes et tous crièrent : " Fais venir Callirhoé ! " " (VIII, 7, 1), comme si elle était indispensable au bon déroulement de la scène. Nous avons l'impression que le peuple veut être sous la protection de la divinité, que représente Callirhoé. L'auteur tient à préciser la présence de l'héroïne, c'est indéniable. En outre, dans toute littérature, nous reconnaissons le phénomène d'identification du lecteur au héros. On pourrait donc penser que cette importance particulière donnée à l'héroïne ne serait autre qu'un moyen donné, non pas par conséquent au lecteur, mais bien à la lectrice, de s'identifier à l'héroïne. |
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Chapitre II : Roman et réalité : un aperçu de la place des femmes dans la société grecque du Haut-Empire romain |
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