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III - L'OUVERTURE DE LA FEMME SUR LE MONDE A.Une éducation pour la femme Un autre changement dans la vie des femmes des Ier - IIIe siècles de notre ère est très perceptible dans le roman grec : l'éducation. Effectivement, nous voyons presque toutes les femmes lire des lettres, écrire (Leucippé, Mantô, Mélité, Persinna, Callirhoé...), parler devant un auditoire (Chariclée), ce qu'il paraît ridicule de préciser à notre époque, mais qui ne l'était pas du tout du temps des Anciens. Héliodore nous explique même que Chariclée a été élevée avec des savants, et que c'est de là que vient toute son éducation. Les romanciers grecs prennent donc l'alphabétisation comme garantie chez les femmes, en tout cas de la classe oisive. Et c'est un fait : bien des témoignages de l'Antiquité permettent de supposer que les Grecs, après la conquête romaine, sans adopter entièrement les mœurs de leur vainqueur, ont été frappés de la considération qui entourait à Rome la mère de famille. La matrone romaine n'était point condamnée à l'isolement, elle assistait aux festins, recevait des visites, et fréquentait les nobles compagnies. Qu'on se rappelle seulement Cornélie, la mère des Gracques, au milieu d'un cercle d'amis, d'étrangers, de Grecs, d'hommes de lettres, tenant table ouverte, et régnant avec dignité sur cette belle société qui présente le tableau d'un salon romain. De pareils exemples ont prouvé que la plus sévère vertu pouvait s'allier aux plus exquises qualités de l'esprit, et ont dû faire tomber en Grèce bien des préventions fâcheuses contre les femmes. D'un autre côté, l'asservissement de la Grèce resserra davantage les liens de famille en enlevant les citoyens à leurs occupations politiques. |
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Chapitre II : Roman et réalité : un aperçu de la place des femmes dans la société grecque du Haut-Empire romain |
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