I - LA SITUATION SOCIALE DE LA FEMME AU DÉBUT DE NOTRE ÈRE

     A.Une évolution par rapport à l'époque                        classique…

La vie au sein de l'oikoV

La condition de la femme athénienne à l'époque classique, dans les milieux bourgeois et aristocratiques, telle qu'elle résultait à la fois des lois de la cité et des mœurs sociales, a été souvent étudiée. D'ordinaire, on se représente les Athéniennes de bonne famille comme recluses dans le gynécée, d'où elles ne sortaient, accompagnées d'un esclave, que pour faire un achat personnel, pour participer à des fêtes religieuses ou à l'occasion de cérémonies familiales (mariage ou cortège funèbre). On pense aussi qu'elles étaient considérées par leurs maris comme des êtres inférieurs. " Du côté de la barbe est la toute puissance " (ce vers de Molière, si on l'applique à l'Antiquité, peut être pris au pied de la lettre, puisqu'on voit Praxagora dans L'assemblée des femmes d'Aristophane, v. 273, ordonner d'abord à ses " suffragettes " de s'attacher au menton de fausses barbes : perideisqe  touV  pwgwnaV ), mais aussi l'intelligence, le savoir, la culture, et de fait, on ne voit pas dans l'Athènes classique, comment était assurée " l'éducation des filles ".


Mais après l'époque classique, on sait que les coutumes ont adouci, presque dans tous les pays de l'Antiquité, les règles du droit, et que les femmes, bien que privées de droits politiques, jouissaient d'une position assez importante dans la vie de famille, dans la vie religieuse, et ont même atteint une certaine indépendance économique.

Chapitre II : Roman et réalité : un aperçu de la place des femmes dans la société grecque du Haut-Empire romain


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